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Affronter une maladie terminale

par Audrey Miller MSW, RSW, CCLCP

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Facing a terminal illness


			

Il y a certaines choses en vue desquelles on peut planifier, et d’autres non. Le décès est une certitude pour nous tous. Pourtant, bon nombre d’entre nous y sont très mal préparés. Ce peut-être tant gratifiant que difficile de prendre soin d’une personne confrontée à un décès imminent et de passer du temps avec elle.

Pour ceux qui aiment ces personnes et en prennent soin, il y a de nombreuses idées utiles susceptibles de faire une énorme différence dans la qualité du temps qui leur reste. Rappelons-nous que le décès est un processus très individualisé. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de l’affronter.

Selon les croyances populaires, la majorité d’entre nous vont mourir comme nous avons vécu : en luttant jusqu’à la fin; en acceptant calmement la réalité; ou en combinant ces deux attitudes. L’acceptation et l’absence de jugement procurent une atmosphère de sécurité et de confiance pour des communications franches et ouvertes entre la personne mourante et ses proches.

Initialement, le refus d’accepter le pronostic peut être utile, car il permet d’éviter les réactions catastrophiques et les dangers psychologiques connexes.  Ce refus donne au patient le temps de maîtriser une quantité énorme d’émotions tant intenses que variées, ouvrant la voie à une compréhension plus raisonnée du plein sens de la fin de sa vie. Il est important que ses proches créent un espace sûr pour elle, comme un toucher de la main ou une question comme « Comment te sens-tu? ». Nous devons être à son écoute.

Nous observons aussi beaucoup de cas de « deuil par anticipation » dans les hospices, soit la préparation au deuil par la personne et ses proches en réaction au décès imminent de cette première. La personne mourante tente de s’imaginer un monde sans elle, tout comme ses proches. Certaines études démontrent que cette préparation remplit une fonction très précieuse : elle régularise l’expérience du deuil pour prévenir le risque d’effondrement émotionnel.

C’est très important de maintenir des conversations ouvertes pendant cette période pour assurer la personne mourante de votre soutien et réduire ses sentiments d’abandon et d’isolation. L’écoute est primordiale ici –  reconnaître la douleur de la séparation et de la perte est un cadeau énorme pour la personne mourante.

Certes, les soins palliatifs, qui portent sur la gestion de la douleur et le contrôle des symptômes et visent l’atteinte d’une certaine qualité de vie, sont essentiels. Les besoins de la personne entière – spirituels, psychologiques, physiques, sociaux – sont évalués et pris en compte lors de la planification des soins.

Chaque discipline de santé a un rôle à jouer, si bien que la pleine valeur de cette collaboration se concrétise dans l’intérêt de la personne et de sa famille.

Cet article a été rédigé par Audrey Miller MSW, RSW, CCLCP, experte reconnue dans les domaines des enjeux liés à la planification des soins de fin de vie, au vieillissement et aux aidants.

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