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En hommage à Muhammad Ali

Un vie bien remplie et un décès dûment commémoré

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Muhammad Ali


			

Le décès est une constante de la vie, mais même si les ravages de la maladie de Parkinson empêchaient Muhammad Ali de dénoncer verbalement la discrimination et l’intolérance, sa présence demeurait dominante. En tant que champion du peuple, il était aussi à l’aise avec les leaders mondiaux qu’avec les amateurs moyens qu’il croisait dans la rue. Il a enseigné au monde qu’on peut être « le meilleur » si l’on croit en soi.

Malheureusement, le 3 juin 2016, le monde a dû admettre que Muhammad Ali était effectivement humain. Il est décédé à l’âge de 74, mais demeurera léger comme un papillon et précis comme une abeille dans notre conscience collective.

D’innombrables personnes, comme des présidents, d’anciens présidents, des adversaires, des leaders religieux et des gens ordinaires du monde pleurent le décès de cette icône, un homme du peuple. On se souviendra  d’Ali comme étant un homme d’intégrité qui appréciait les différences et prônait la tolérance. C’était un homme religieux dans le sens le plus pur du terme. Il se réjouissait des différences qui nous placent tous sur un pied d’égalité.

Comment pouvons-nous composer avec la mort de cet homme public? Comment pouvons-nous lui dire adieu? Devons-nous le faire? Même dans le décès, Ali était un homme de conviction. Avec le plus grand souci du détail, il a planifié ses funérailles il y a plusieurs années en mettant l’accent sur les souvenirs qu’il désirait laisser.

Ali était un homme du peuple qui voulait rassembler le monde pour commémorer son décès. Il voulait que le service soit accessible à tous. Ses porteurs regroupaient un leader juif, un acteur et un ancien adversaire de boxe.

Ali a demandé d’être enterré dans sa ville natale de Louisville, au Kentucky, et de rendre ses funérailles accessibles à tous. Et tout le monde s’est présenté – jeunes et vieux, noirs et blancs, musulmans, chrétiens et juifs.  Le pape, des présidents (passés et courants), des acteurs, des membres de la famille et une vaste gamme diversifiée d’amis ont envoyé des messages. Même dans le décès, il a aidé à nous réunir et à combler les écarts. 

Les funérailles planifiées à l’avance d’Ali

Muhammad Ali était un homme sage. Il savait que des adieux publics nous aideraient à vivre notre deuil et à passer à l’étape suivante. Ceux-ci représentent une occasion de se réunir, de se recueillir, de se souvenir et de célébrer. Ils donneraient au monde une chance de courir le long du cercueil, de le couvrir de fleurs, de lancer des notes rédigées à la main et de toucher l’homme qui avait touché le monde. Et le monde a répondu à l’appel.

Il y avait plus de 14 000 billets pour le service interreligieux, des millions de personnes l’ont regardé en direct et plus 100 000 personnes ont bordé les rues menant vers le cimetière. Les billets destinés à la célébration commémorative du lendemain se sont envolés en l’espace d’une heure, et 6 000 admirateurs des quatre coins du globe ont assisté aux funérailles musulmanes traditionnelles.

Que le défunt soit un membre de la famille, un ami ou, dans le cas d’Ali, une icône publique que nous ne connaissons pas personnellement, nous devons vivre notre deuil à notre façon. Le service des funérailles nous aide à le faire de nombreuses façons différentes, dont les suivantes :

  • Il nous aide à confronter la réalité du décès.
  • Il nous permet d’exprimer notre tristesse et de s’appuyer mutuellement.
  • Il nous aide à poursuivre notre vie en nous rappelant que celle-ci a changé, mais qu’elle continue.
  • Il nous permet de partager des souvenirs Sharing qui valident le patrimoine de la personne disparue.   
  • Il nous rappelle que la vie est précieuse.
  • Il nous aide à partager notre douleur avec d’autres (et, dans le cas d’Ali, avec le monde).
  • En le planifiant à l’avance, il permet aussi de respecter vos volontés.

Les êtres humains sont tactiles et ressentent le besoin de donner un sens à un décès. Le fait d’entendre les réflexions d’autres personnes sur le vécu d’un défunt nous procure des souvenirs additionnels. Le fait de voir la dépouille mortelle nous confronte à la réalité. Le fait de toucher le cercueil ou de placer des fleurs près de la tombe nous aide à valider notre tristesse, à dire adieu et à poursuivre le reste de notre vie.

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