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Le rôle changeant
des directeurs de funérailles

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 The Changing Role of Today’s Funeral Director


			

Pensez-y. Dans un passé pas trop lointain, le besoin de parler à un directeur de funérailles évoquait un sentiment d’appréhension pour la famille typique. Or, les temps ont bien changé. Après tout, il n’y a plus guère de « familles typiques », et la planification de funérailles avec l’aide d’un spécialiste agréé est maintenant une expérience  révélatrice et hautement personnalisée qui rend hommage aux défunts de façons plus nombreuses que jamais auparavant.

Adam McBrain en sait quelque chose.  Il a commencé sa carrière en tant que directeur de funérailles et est maintenant gestionnaire de la formation et du développement des affaires au siège social de Arbor Memorial à Toronto. Selon lui, les tâches des directeurs de funérailles d’aujourd’hui couvrent un vaste spectre. Pendant une journée moyenne, cette personne peut être appelée à concevoir un service unique avec une famille, à accueillir des invités, à assurer le bon roulement de diverses cérémonies, à choisir un vin spécial, à changer le décor pour une réception, à coordonner les services de l’église, du cimetière et des traiteurs, ainsi que la procession de conducteurs, offrir du soutien aux personnes en deuil, et plus encore.

Pour accomplir ces tâches, il faut détenir certaines compétences, ainsi que les traits de personnalité que McBrain cultive chez ses stagiaires. « C’est essentiel de connaître à fond les services, les produits, les rituels religieux et aspects techniques », dit-il. « Décrivez la valeur de vos services. Ayez de l’entregent, mais demeurez professionnels et visez l’excellence chaque jour. Nous adhérons à un code de conduite dans tous nos gestes. »

Pour de nombreux directeurs de funérailles, la magie réside dans la continuité, dans l’établissement d’une relation avec une famille du début à la fin et par la suite, dans la supervision de tous les aspects du service. « La famille et les autres intervenants ne devraient jamais avoir à se questionner sur la suite des événements », affirme M. McBrain. Selon la taille et les ressources du salon funéraire, un seul directeur peut s’occuper personnellement de toutes les tâches pour une famille ou s’intégrer à une équipe plus vaste, se spécialisant parfois dans un certain aspect du travail, que ce soit les arrangements préalables, l’embaumement, les arts restauratifs et le suivi.

Pour Julie Evans de la Sands Funeral Chapel (Colwood) à Victoria, ces tâches comprennent aussi celles de peintre, de déménageur et de créateur de programmes publics. À l’instar de tous les spécialistes funéraires d’Arbor, Julie participe considérablement à la vie communautaire. À la chapelle Sands, elle a organisé des groupes de marche, fait des bénédictions d’animaux, offert gratuitement des salles de réunion, coordonné une clinique d’enregistrement gratuit des empreintes digitales pour la sécurité des enfants et plus encore. Elle est également membre de Soroptimist, une association internationale qui aide les femmes et les enfants localement et à l’étranger.

Mme Evans souligne qu’un nombre croissant de femmes font carrière dans ce domaine, qui a été traditionnellement réservée aux hommes, et croit que c’est son côté maternel qui a suscité son intérêt pour les soins. Elle vise à alléger le fardeau de tous ses clients. Or,  selon elle,  « nous ne pouvons pas y arrive sans être attentifs aux besoins des clients et à tenir des conversations ouvertes dans le but de créer une relation de confiance, de comprendre ce qu’ils disent et de créer un service empreint de signification, plutôt qu’une cérémonie « toute faite ».

Elle admet avoir déjà pleuré en compagnie de la famille qu’elle desservait et que sa propre vie personnelle vient au deuxième rang – mais le jeu en vaut la chandelle. « Il y a quelques années, j’étais à la croisée des chemins. Puis, je me suis présentée dans un salon funéraire et ai demandé comment devenir directrice funérailles. J’ai immédiatement ressenti un sentiment de calme. Je savais que j’avais trouvé chaussure à mon pied. »

Mme Evans et M. McBrain conviennent qu’aider les gens à traverser une période difficile n’est pas un travail de 9 à 5, mais une vocation. Chaque famille est différente. Toutes les funérailles doivent être individualisées, ce qui exige une formation continue, le dévouement, la créativité, des compétences et de la flexibilité. D’un bout à l’autre du Canada, les directeurs des funérailles d’Arbor Memorial Inc. ont non seulement évolué pour répondre aux besoins des familles, mais ils sont devenus la force motrice du changement de perception à leur égard, présentant sous un nouveau jour les funérailles et les spécialistes qui les conçoivent

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