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Comment entamer la conversation concernant les dernières volontés

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How to start the conversation about final wishes


			

La mort est un sujet qui met plusieurs personnes mal à l’aise, alors elles évitent simplement d’en parler.

Bien que nous sachions que c’est une éventualité qui nous touchera tous, c’est tout à fait naturel de ne pas y penser et de se concentrer sur la vie. Or, cela ne change pas le fait que la vie prendra fin un jour.  Et cela ne signifie pas que nous devrions éviter d’entamer une conversation avec nos proches concernant nos dernières volontés – que ce soit les soins médicaux, la cérémonie funéraire ou la planification successorale.

Un défi commun

Si l’idée de parler du décès à votre famille vous semble inconcevable, vous n’êtes pas seul. Où commencer? Combien de détails doit-on dévoiler?

Pour vous aider à comprendre la mentalité des Canadiens et comment rompre les tabous liés au décès, Arbor Memorial a invité un groupe de femmes – Lena Almeida, Candace Derickx et Solmaz, à participer à une discussion ouverture concernant des sujets qu’on n’aborde normalement pas en prenant le thé : le décès, la mort et les funérailles.

Animée par Linda Stuart, célébrante de la vie, et organisée par Shannon Burberry, directrice des funérailles auprès d’Arbor Memorial, cette discussion s’est penchée sur un vaste éventail de sujets. Le groupe a également parlé des raisons pour lesquelles c’est si difficile de parler du décès avec nos proches – mais aussi pourquoi il ne faut pas perdre de temps pour le faire.

« C’est essentiel de parler de volontés, bien entendu. Mais c’est aussi important de parler à votre famille de ses besoins – parce que nos volontés ne correspondent pas nécessairement avec ce dont la famille a besoin pour surmonter sa tristesse », explique Linda.

Commencer petit à petit

Pour entamer la conversation, Shannon Burberry croit que c’est important de le faire de façon ouverte, honnête et décontractée. Elle a offert certains trucs aux gens qui ne sont pas à l’aise avec cette conversation : le faire petit à petit.

« Je crois qu’il s’agit de raconter un récit. Vous avez peut-être lu un article ou assisté à des funérailles qui vous ont inspiré. En partageant le récit d’une autre personne avec vos proches, ceux-ci auront peut-être une idée de vos sentiments à son égard, que vous pouvez utiliser comme point de départ. »

Linda ajoute : « En parlant de vos souhaits, vous inciterez d’autres personnes à parler des leurs ».

Quand aborder le sujet

Comme le décès n’est pas un sujet de tous les jours, il peut être difficile de savoir quand l’aborder. Shannon croit que vous ne devriez pas attendre le moment « idéal ».

« Je crois que cette conversation devrait survenir naturellement. Peut-être que quelqu’un l’a abordée de façon anodine ou dans le cadre d’une discussion portant sur une autre personne décédée. La conversation évoluera peut-être naturellement », dit-elle.

 Réduire le stress

Les participantes s’entendent sur le fait qu’on ne peut éviter le sujet – particulièrement si on a des enfants, des parents âgés ou même des amis qui ont vécu un décès.

Candace est d’accord : « J’ai réalisé que ce n’est pas réellement une question de mes besoins et de mes volontés. C’est une question des besoins et des volontés de ma famille. Et cette conversation doit avoir lieu. La famille doit y participer. »

Plus on évite la conversation, pire sera la situation à long terme. Cela est particulièrement vrai si quelque chose survient de façon imprévue. Le fait de connaître les dernières volontés de vos proches peut contribuer à réduire le stress plus tard, car cela nous aide à affronter le pire et atténue les pressions de jouer aux devinettes pendant une période émotionnelle et stressante.

Solmaz ajoute : « Je crois que c’est important de ne pas limiter les réflexions sur le décès à soi-même. Je crois que cette conversation m’a véritablement fait réaliser que nous devons prendre les besoins de tout un chacun en considération au moment de parler de nos propres volontés. »

Peu importe l’âge, ces blogueuses sont conscientes du fait qu’il faut entamer le dialogue le plus tôt possible.

« Tenir ces conversations maintenant a pour effet de normaliser le tout, parce que celles-ci n’ont pas lieu dans le vif d’un moment émotionnel ou lorsqu’on est en état de détresse », dit Lena.

Résultats étonnants

En réfléchissant à la discussion, les participantes ont été étonnées de constater que la conversation n’avait pas été sombre ou triste. Bien qu’elles aient parlé de plusieurs sujets émotionnels, elles ont trouvé des occasions de rire et de réfléchir.

« C’est difficile d’entamer cette conversation avec les gens que nous aimons, mais je crois que si nous pouvons surmonter cet obstacle, nous serons en mesure de tenir des conservations riches et fructueuses », conclut Linda.

Vous trouverez plus de renseignements sur les participantes ici :

Shannon Burberry, Arbor Memorial: Chroniques du Huffington Post

Linda Stuart, célébrante de la vie : Linda-Stuart.ca

Lena Almeida : Listen to Lena

Candace Derickx : Life in Pleasantville

Solmaz : The Curious Creature

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